Being a mutant isn't what we do, it's not a choice (pv Cryo)
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Cryo & Scott
Being a mutant isn't what we do, it's not a choice.





Les gens disaient souvent que Scott était paranoiaque et qu'il n'accordait sa confiance qu'à très peu de gens. Presque personne, en fait. C'était probablement sa plus grande force, mais aussi sa plus grande faiblesse. Cependant, Scott se moquait complètement de l'avis de son entourage. Il se voyait plutôt comme quelqu'un de prudent à qui il était arrivé trop de drames, ce qui l'empêchait de baisser sa garde, ne serait-ce qu'une seconde. Et l'apparition récente d'un chasseur de mutants en ville n'allait certainement pas le faire changer d'avis. Comme tout bon paranoïaque, Scott possédait des informateurs pour le tenir au courant des dernières rumeurs. Dans son cas, il s'agissait plutôt d'informatrices : Mindee, Phoebe et Celeste, aussi appelées les Stepford Cuckoos, des triplées dotées d'un puissant pouvoir de télépathie. Elles étaient aussi ses anciennes élèves, toutes membres de son ancien squad, les Corsaires. Malgré son départ de l'institut Xavier, Scott avait gardé contact avec elles. Et selon sa dernière conversation avec les triplées, quelqu'un traquait les mutants dans New-York, mais aussi ici, à Clarington. Scott n'aimait pas ça du tout. Si l'inconnu s'intéressait à une ville aussi petite, ce n'était sûrement pas une coïncidence. Le professeur avait déjà perdu des élèves auparavant, il était hors de question pour lui d'en perdre à nouveau. Alors il avait enquêté. En secret, seul, comme à son habitude. Et son enquête l'avait mené jusqu'à un hôtel situé dans le centre ville de Clarington. Il se trouvait donc en bas de l'établissement dans lequel il entra, ses lunettes de quartz-rubis sur le bout du nez. Il aurait préféré rencontrer l'inconnu dans un lieu moins fréquenté pour utiliser ses pouvoirs plus librement, mais son contrôle était suffisant pour le mettre hors d'état de nuire sans provoquer d'accidents. Tout le monde savait que les X-Men ne tuaient pas et qu'ils laissaient toujours une chance à leurs ennemis de se rendre. Seulement, Scott n'était plus comme ça. Il ne supportait plus la haine des gens et leur volonté de se débarrasser des mutants. Bordel. Les mutants n'étaient pas des monstres. IL n'était pas un monstre. Il avait sauvé le monde à plusieurs reprises, et pour quels remerciements ? Le chasseur était la goutte d'eau qui faisait déborder son vase de tolérance. Scott se montrait très protecteur avec ses élèves et cet homme menaçait leur sécurité. il devait agir. Il entra donc dans le petit hôtel, saluant le tenancier d'un petit geste de la tête. Bonjour, monsieur. Bonjour. Scott avait la chance de passer pour un homme normal, au regard des autres, tant qu'il protégeait ses yeux de rubis. Alors quand il souleva ses lunettes pour envoyer une rafale optique sur une étagère située au dessus de son interlocuteur, celui-ci eut à peine le temps d'ouvrir la bouche. Une plaque saluant les mérites de son établissement percuta sa tempe, ce qui l’assomma immédiatement. Scott en profita donc pour grimper les escaliers pour se rendre devant la porte de la chambre de l'inconnu, qu'il pulvérisa d'un nouveau rayon. Il ne voulait pas faire dans la discrétion. Il était là pour l'empêcher de faire du mal aux étudiants du manoir, pas pour boire du thé. Toujours selon les Stepford, le traqueur possédait un dispositif qui le protégeait de la télépathie, sa localisation était donc relativement imprécise. Scott observa la chambre d'un rapide mouvement circulaire, prêt à tirer en cas de besoin. Mais il n'y avait personne. Alors il commença à fouiller dans la pièce et s'attaqua à l'armoire qui ne contenait rien d'intéressant. Et merde.



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Re: Being a mutant isn't what we do, it's not a choice (pv Cryo)
J'ai besoin de temps. J'ai encore reçu un message de mon créateur qui veut savoir ce que je fiche. J'ai réussi à le satisfaire en lui disant que j'étais peut-être sur une piste, mais que je ne savais pas où elle allait m'emmener. Je dois lui faire un rapport de ce que j'ai trouvé jusqu'ici. Il serait tellement facile de parler des deux mutants que j'ai rencontrés, mais en même temps... Je n'y arrive pas. Ma confiance en Palladium a été ébranlée, il faut que je me reprenne en main rapidement et que je leur obéisse. Je dois la vie à cet homme, sans lui, je ne serais pas là où je suis. Mais ce que m'a montré Al'ya puis les deux mutants que j'ai rencontré ont mit le doute dans mon esprit cybernétique. Il faudrait un évènement qui m'aide à me remettre sur le droit chemin et je sors de la chambre dans le but d'aller sur le toit pour réfléchir à tout cela et chercher ma prochaine proie. Je m'approche des escaliers et j'entends un bruit étrange venant de l'étage en dessous. Je fronce les sourcils et je me cache en entendant quelqu'un monter. Un homme passe proche de moi sans me voir et je regarde ce qu'il fait. La porte saute d'un coup grâce à un rayon qu'il semble tirer de ses yeux. Il cherche quelque chose ? Sans doute moi... Je sors de ma poche mon écharpe que je calle pour cacher une partie de mon visage et j'ajuste ma casquette. Voilà, il ne pourra pas voir mon visage. Mais il faut que je fasse quelque chose, il y a des gens à cet étage, on ne peut pas se battre ici. Je réfléchis à toute vitesse et mon regard se pose sur l'escalier qui mène au toit. Hum... C'est une bonne idée, il y a assez d'espace là-haut pour se battre et pour battre en retraite au cas où. Quoi qu'il en soit, mes capteurs m'indiquent que c'est un mutant puissant et il est plus vieux que les autres. Signe que je ne me suis pas trompé et que j'ai bien trouvé un nid à mutant. Voilà de quoi me conforter dans l'idée que c'est ici que Palladium devrait chercher. Mais pour le moment, je dois faire partir cette menace sur pattes pour éviter que des civils soient blessés. Je n'ai pas trop le choix et je sors de ma cachette en criant :

« Hé ! C'est moi peut être que tu recherches, non ?! »

J'attends qu'il me voie, le visage toujours caché et je m'élance vers le toit, espérant qu'il me suive. Je me retrouve sur le toit et j'analyse rapidement les lieux. Oui, je pourrais partir si jamais il est plus fort que ce que je pensais. Je ne sors pas d'arme pour le moment, préférant l'attendre. Je me demande comment il a su que j'étais dans cet hôtel... Qui a bien pu me balancer ? Les deux mutants ne savaient pas où je vis et je n'étais pas encore à l'hôtel quand j'ai attaqué le premier. Cela restera un grand mystère pour moi, je pense. Ou alors on me piste et cette pensée m'est désagréable. Cet homme a peut-être fait une enquête aussi. Et comme je suis l'un des seuls étrangers à être arrivé depuis les attaques, je suis une cible de choix. La seule chose que j'espère, c'est qu'aucun humain ne se mêle à tout cela.

« Excusez-moi... »

Je tourne la tête vers la voix et je vois un jeune homme qui se trouve sur le toit, caché dans un coin. J'ai dû lui faire peur et je me rends compte que c'est un humain ou alors un mutant très faible. Qu'est-ce qu'il fiche ici ?! C'est une mauvaise nouvelle et je lui ordonne avec une voix sèche de s'en aller rapidement. Il sort de là et se dirige sans broncher vers l'escalier pour partir. J'espère que l'autre énergumène ne va pas s'en prendre à lui, c'est un innocent, il est trop jeune pour prendre part au combat entre les humains et les mutants. Je ne suis pas depuis longtemps sur ce toit et j'attends encore que l'autre arrive. Je pense qu'il ne va pas tarder et tous mes capteurs sont en fonction pour le trouver, si jamais il tente de me surprendre. Je remets correctement mon écharpe, je ne veux pas qu'on puisse voir mon visage. Même s'il lui sera relativement facile de me les enlever avec son rayon, vu comment il semble bien le maîtriser.


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Re: Being a mutant isn't what we do, it's not a choice (pv Cryo)

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Une voix résonna à l'embrasure de la porte et Scott se tourna immédiatement vers elle, observant à travers ses lunettes un homme au visage masqué par une écharpe. Il fronça aussitôt les sourcils. Pourquoi l'inconnu se cachait-il derrière un déguisement aussi ridicule ? Et pourquoi il n'avait pas profité de son inattention passagère pour l'attaquer par derrière ? Scott n'en savait rien. Mais lorsque le traqueur commença à courir aux étages supérieurs, le professeur leva les yeux au ciel. Comme s'il pouvait lui échapper. Il enjamba la porte défoncée et grimpa dans l'escalier qui permettait aux clients de se rendre sur le toit. Sur la route, Scott rencontra un jeune homme -sûrement un adolescent vu les traits enfantins de son visage- qu'il attrapa fermement par l'épaule. T'as rencontré un type avec une casquette, la-haut ? Le jeune hocha frénétiquement de la tête, le regard un peu ailleurs. Scott l'observa durant quelques secondes, analysant ses yeux avec minutie. Je ne sais pas ce que tu traverses et ce qu'il t'arrive en ce moment, mais la drogue n'arrangera rien. Même lorsqu'il pourchassait un ennemi, le mutant s'occupait des autres. Un comportement qu'il essayait pourtant de limiter, tant la haine qu'il ressentait depuis quelques temps lui vrillait le ventre. Mais elle ne l'empêchait pas de vouloir aider les plus faibles. Sans ajouter un mot, le professeur libéra l'adolescent pour poursuivre son escalade des étages, arrivant rapidement sur le toit. Scott débarque sur la terrasse décorée de plantes sans chercher à se cacher. L’infiltration, très peu pour lui. Il préférait les confrontations directes et les affrontements musclés. Le chasseur était le bouc émissaire idéal pour évacuer toutes ses frustrations. Le mutant avisa l'autre homme d'un regard rapide, la main posée sur le côté de ses lunettes, prêt à tirer. S'il désirait plus que tout lui balancer une rafale optique, il devait avant tout comprendre. Comprendre pourquoi cet homme chassait les mutants à Clarington et surtout, comment le faisait-il. Il n'y avait pas trente-six manières de détecter un mutant. Scott en connaissait trois : la télépathie, cérébra et les mutants comme Caliban qui pouvaient localiser les porteurs du gêne X. Si l'inconnu était télépathe, cela expliquait pourquoi les Stepford n'avaient pas pu le localiser directement. Dans tous les cas, c'était sûrement un mutant. Un mutant qui chassait ses frères ? La mâchoire de Scott se serra à cette idée. Qui es-tu ? Et que fais-tu à Clarington ? Si le X-Men connaissait la deuxième réponse, il avait besoin d'être sûr qu'il ne se tramait pas quelque chose d'encore plus grave. Prudent comme jamais, Scott observa les environs en quelques secondes, élaborant grâce à son sens de la géométrie spatiale plusieurs scénarios pour mettre son adversaire au tapis s'il tentait quelque chose de stupide. Comme l'attaquer, par exemple. Si le traqueur avait sûrement l'habitude de côtoyer des jeunes qui ne contrôlaient pas leurs pouvoirs, il n'avait pas encore rencontré un X-Men. Et sûrement pas un X-Men aussi déterminé que Cyclope.
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Re: Being a mutant isn't what we do, it's not a choice (pv Cryo)
Le mutant est enfin devant moi. Mes capteurs s'affolent, c'est un mutant vraiment fort. Je n'en ai jamais trouvé des monstres comme cela. Je vais devoir être prudent, très prudent. Je n'ai jamais affronté un homme comme lui, il doit être particulièrement expérimenté et sa main sur son viseur m'indique qu'il est prêt à me tirer dessus. Je pense qu'il risque de me faire des dégâts même si je suis relativement résistant aux rayons. En tout cas, ma fausse peau ne fera pas long feu. Je le scrute comme si je voulais le scanner et c'est le cas. Mes yeux ont une drôle de lueur, plus clairs que ce qu'il faudrait et j'analyse la situation. Je suis en train de faire un véritable scanner de l'homme, repérant le moindre point faible pour pouvoir attaquer au cas où. Je reporte mon attention sur son visage quand il me parle et je fronce les sourcils. Je ne pense pas avoir envie de lui dire qui je suis. Il ne doit pas s'imaginer que je ne suis pas un être de chair et je reste là où je suis, très calme. Lui aussi est calme, c'est ce qui le différencie des autres mutants que j'ai vus. Je garde toujours ce qui cache mon identité et je me décide enfin à lui parler.

« Est-ce que j'inquiète les mutants qui vivent ici ? À première vue, oui. »

Je le provoque, mon sarcasme est plutôt développé, c'est facile à apprendre sur internet. Cependant, je ne sais jamais où m'arrêter, c'est le souci avec les machines telles que moi. Mais après tout... Peu importe. Je ne suis pas là pour le ménager, mais pour en savoir plus avant d'envoyer les informations à mes employeurs. Palladium viendra ici et les captureront jusqu'au dernier. Mais pour le moment, je n'ai rien dit encore. Je recherche des choses qui me convaincront que ces mutants sont bels et bien des dangers pour l'humanité. Les rencontres que je fais depuis plusieurs jours m'ont rendu plus suspicieux. Ils ont effrité mes convictions. Les deux jeunes mutants sont dangereux, mais autant pour eux même que pour les autres humains. Les agissements de Palladium sont flous pour moi, je ne suis pas vraiment au courant de ce qu'ils font et je dois avouer que je n'ai pas cherché à en savoir plus, vouant une confiance aveugle en mon concepteur. Il m'a dit qu'ils voulaient sauver les humains de cette menace soit en obligeant les mutants à obéir soit en les soignants. Je ne comprends pas pourquoi ils font tout pour se cacher. Éviter la destruction de l'humanité n'est pas une raison suffisante de se rendre à Palladium ? Je n'ai que très peu d'appréhension de tous ces concepts humains tels que la liberté ou encore le droit de choisir comment vivre. Il n'y a que l'obéissance que je connais. Je n'ai jamais été libre, personne ne m'a jamais laissé le choix. Je sais que n'importe qui m'obligerait à obéir et non à choisir. Ça a été comme ça depuis que j'ai ouvert les yeux, je ne vois pas pourquoi cela changerait. Un être de chair reste un être de chair, même si ce sont des mutants. Si je tombe entre leurs mains, je serai obligé de leur obéir comme la machine que je suis. Alors autant continuer d'obéir aux gens qui m'ont permis de vivre. Dans tous les cas, la liberté ne sera pas pour moi et je doute que les humains ne se posent la moindre question sur comment ils considèrent les machines qui leur facilitent la vie. Nous ne sommes que des machines à leurs yeux, juste bons à leur obéir. Je regrette parfois qu'ils m'aient donné la possibilité de penser par moi-même. J'aurais préféré ne pas avoir à me poser des questions et surtout pas dans ce genre de moment.

« Mon identité n'est pas importante. Vous finirez tous dans un laboratoire, de gré ou de force. »

Encore une provocation et je suis conscient que s'il veut m'enlever mon écharpe et ma casquette pour voir mon visage, cela sera plutôt facile avec son rayon. Mais de toute façon, à quoi cela lui servira-t-il de connaitre mon visage ? Je suis un ennemi, c'est la seule chose qu'il a à savoir.
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Re: Being a mutant isn't what we do, it's not a choice (pv Cryo)

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L'inconnu observait Scott, comme s'il le scannait. La sensation était particulièrement dérangeante aux yeux du mutant qui décida de le laisser faire. Parce que ça lui permettait de décrypter son comportement, à lui aussi. Le mutant détailla aussi l'environnement du toit pour localiser les éventuelles menaces, les objets qu'il pourrait utiliser contre le traqueur et la distance qui le séparait de lui, au centimètre près. De là où il se trouvait, sa rafale optique était assez puissante pour l’éjecter hors de la terrasse. Scott pouvait aussi moduler son rayon pour débarrasser l'homme de son écharpe mais à quoi bon voir son visage ? Tout ce qui l'intéressait, c'était de collecter des informations avant de le mettre hors d'état de nuire, d'une manière ou d'une autre. Scott n'était pas un meurtrier, mais l'inconnu menaçait la sécurité de toute l'école, voir même du genre mutant dans son intégralité. Le laisser partir pour qu'il puisse capturer ses frères à sa guise ? Pas négociable. Et pourtant. Il pouvait le pulvériser mais il se contentait de l'observer, sans vraiment bouger. Le chasseur posa une question au professeur qui contracta sa mâchoire. C'était à lui de poser les questions, lui qui menait la danse. Il détestait perdre le contrôle de la situation. Alors il accorda un petit sourire à l'homme, pas du tout impressionné par sa provocation à peine voilée. Tu inquiètes beaucoup de mutants, oui. Moi particulièrement. Et les X-Men. Scott détailla le visage -du moins la partie qu'il pouvait apercevoir- de son interlocuteur avec une attention redoublée. Le mutant était venu à bout de Magnéto, des sentinelles, du Phénix, de Stryker et des Shi'ar. L'inconnu n'était, au mieux, qu'un humain. Au pire, un mutant. Mais la façon dont il parlait des porteurs du génome X l'intriguait. Comme s'il n'en était pas un. Mais évidemment, il n'allait pas lui dévoiler son identité sur un plateau d'argent. Le traqueur le provoqua une nouvelle fois. Une fois de trop. Les muscles de Scott se tendirent sous la menace de l'autre homme. Un laboratoire ? Nombreux étaient ceux qui considéraient les mutants comme des monstres, des ennemis et une menace à éradiquer. Mais des sujets de laboratoire ? Des animaux ? C'était le pas de trop à ne pas franchir. Et manifestement, l'inconnu dépassait cette frontière avec une insolence déconcertante. Tu veux de la force ? Scott abaissa ses lunettes et projeta une rafale optique à quelques centimètres du visage de son interlocuteur. Une rafale puissante et précise qui reflétait malgré tout sa colère. Les mutants ne sont pas des animaux. Ils ne sont pas plus dangereux que les humains. Ils ne sont pas responsables des millions de morts causées par les guerres. Ils ne cherchent pas à prendre votre place. Sa voix tremblait sous la rage et l’incompréhension. Qu'avaient-ils fait à la race humaine pour mériter autant de souffrances ? Ces jeunes que tu veux capturer ? J'essaie de leur prouver qu'une entente cordiale est possible entre votre espèce et la notre. Personnellement, je n'y crois plus, mais je fais ça pour qu'ils vivent dans un monde meilleur où la tolérance domine la peur et la haine. Et toi tu débarques avec tes grands sabots pour détruire le peu d'espoir qu'il leur reste ? Qu'il me reste ? Scott adressa un regard noir à l'inconnu qui ne pouvait pas le voir à travers ses lunettes. Mais l'aura de colère qui émanait de lui était probablement perceptible. Il avait passé quinze ans de sa vie à essayer d'apaiser les tensions entre les deux races. Ce n'était pas une vulgaire société à la con qui allait gâcher tous ses efforts. On parle de liberté humaine, là. Parce que oui, nous sommes humains. Nous mourrons, nous pleurons et nous aimons comme vous. Après les noirs, les juifs et les homosexuels c'est à nous de subir vos persécutions ? Hors de question. L'inconnu allait devoir passer sur son corps pour s'approcher de ses élèves. Scott était peut-être un homme brisé actuellement, mais il ne pouvait pas rester dans son coin sans rien faire. Pour te prouver que nous ne sommes pas des monstres, que je n'en suis pas un, je vais te laisser partir. Ça lui coûtait énormément de permettre à cet enfoiré de repartir. Scott savait qu'il pouvait prévenir ses supérieurs et qu'une cavalerie plus importante pouvait débarquer en ville. Mais en mémoire du professeur Xavier et de son rêve, il devait essayer la méthode pacifique. Qui fonctionnait rarement, soit dit en passant.
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Re: Being a mutant isn't what we do, it's not a choice (pv Cryo)
J’avais réussi à le faire sortir de ses gonds. Il tire son rayon à côté de mon visage et il semble vraiment fort. Il va falloir que je sois prudent, mais je ne bouge pas d’un millimètre. C’est le troisième mutant que je rencontre ici et aussi le seul qui pourrait me mettre hors d’état de nuire. Je m’attends donc à ce qu’il m’attaque et je me mets en position d’attaque, prêt à me défendre, mais il ne semble pas vouloir s’en prendre à moi. Pourquoi donc ne pas m’avoir pulvérisé avec son rayon ? Il commence à me faire tout un discours sur ce que sont les mutants. Je remarque rapidement qu’il pense que je suis humain et cela pourrait m’amuser s’il ne parlait pas de liberté ou de place. Notre place ? Qu’est-ce qu’il connait de la place que j’ai dans ce monde ?! Je dois faire comme si j’étais humain, mais j’ai beaucoup de mal à ne pas m’énerver. Je serre la mâchoire, même s’il ne peut pas le voir, et je serre les poings. Cela ne devrait pas me toucher, mais aujourd’hui, j’aimerais qu’on m’explique ce que je dois faire ou qu’on me laisse tranquille. Je veux bien protéger l’humanité, mais la protéger de qui ?! Ou de quoi ?! J’aurais aimé ne jamais me questionner sur ma propre condition. Ils ont le droit de vivre comme ils l’entendent eux... Ils doivent fuir, mais ils sont encore des êtres vivants. Ils n’ont pas à obéir à des gens qui veulent supprimer une partie de l’espèce humaine en criant à qui veut l’entendre que ce sont des monstres. Je n’ai pas le choix, ils me reprogramment quand ils veulent changer quelque chose. Ils pourraient changer mon corps sans que je puisse faire quoi que se soit. Et lui, il me parle de liberté humaine.

« Qu’est ce que tu connais de l’absence de liberté ? »

Mon ton est hargneux et mes yeux brillent un peu plus, mes batteries sont un peu en surchauffe à cause des informations qui s’affolent dans mon cerveau. Il veut me laisser partir pour me prouver qu’il n’est pas un monstre ? Mais qu’il me détruise s’il a envie ! Qu’il ne me fasse pas croire qu’il a de la pitié pour un ennemi ! Eux n’en auront pas et ils les briseront jusqu’au dernier. Il essaye de me faire croire qu’eux sont différents ? Je ferme les yeux pendant quelques secondes et je dis, ma voix redevenant soudainement plus calme :

« Mon rôle est de protéger l’humanité... Qu’est ce que je dois faire ? Tu me dis que tu es comme les humains et pourtant ils m’ont donné l’ordre de vous capturer. Pourquoi ? »

Il faut que je reste calme et je continue de le regarder avec mon calme revenu. Je ne dois pas m’énerver. Ce n’est qu’un être de chair après tout. De beaux discours, mais qui n’hésitent pas à retourner leur veste. D’ailleurs, je suis certain qu’il n’hésitera pas à s’en prendre à moi quand j’aurais le dos tourné. Après tout, le professeur Wagner m’a toujours dit que ce sont des monstres alors pourquoi pourrait-il faire preuve de compassion ? Ma tension intérieure s’est remise au bon niveau et mes yeux sont redevenus normaux. Il va sans doute penser que je suis un mutant, mais peu importe. Du moment qu’il ne soupçonne pas que je suis une machine, cela me va. J’ai peut-être une chance de survie s’il pense que je suis un être vivant. Je n’ai aucun doute que s’il apprend que je suis une machine, il me détruira. Les humains n’ont aucune compassion pour les objets et je suis un esclave entre les mains d’un scientifique. Je suppose que si je ne dois pas dire ce que je suis réellement, c’est parce que les mutants me détruiraient s’ils savaient.

« Qu’est-ce que tu sais de la persécution et le l’esclavage ? Je dois avouer que c’est un beau discours que tu as là, mais as tu réellement un jour dans ta vie été privé de ta liberté au point de ne pas avoir d’autres choix que de suivre les ordres ? »

Je n’ai jamais eu le choix, je suis une machine. Ma vie, toute mon existence s’envole en fumée de jour en jour. Pourquoi m’avoir construit et programmé comme cela si je me trompe ? Je suis l’œuvre des humains, je ne devrais pas me poser ce genre de question alors pourquoi on me laisse me promener librement et me faire ma propre vision du monde ? Pourquoi me demander de protéger les humains d’eux même ? Qu’est ce que je dois faire ? Détruis-moi, prouve-moi que tu es un monstre et que je me bas pour la bonne cause. Fais en sorte que j’envoie ma balise de détresse et que le laboratoire vienne me chercher de cet enfer. Qu’ils me laissent moisir dans un placard et que je ne me rallume jamais plus. Je me fiche de savoir que mon écharpe risque de s’enlever, je veux des réponses, j’en ai marre. Je n’y arrive pas. Je n’arrive pas à faire ce que le laboratoire me demande. Je dois avoir la preuve que les mutants sont bien les monstres que l’on tente de me faire croire.

« Qu’est ce qu’il me prouve que tu ne vas pas me tirer dessus une fois que j’aurais le dos tourné ? Mets fin à mon existence, je sais que tu en meurs d’envie. »

Mon comportement a totalement changé. Je me retrouve face à lui et je n’arrive pas à le voir comme un monstre. Je désactive mes capteurs et il apparaît à mes yeux comme n’importe lequel humain, comme la jeune télépathe que j’ai rencontrée il y a quelques jours. Sans ces capteurs, c’est un humain normal. Avec, c’est un de ces fameux monstres. Je baisse mes bras pour montrer que je ne ferais rien et je ferme les yeux, me mettant totalement à sa merci. Qu’il me détruise s’il en a envie. J’ai réussi à rester calme. Je n’avais jamais eu la possibilité de discuter avec des mutants et c’est l’expérience la plus désagréable de mon existence, ils détruisent mes convictions.


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